Et si l’art faisait déjà partie de nos vies ?
Nous pensons souvent à l’art comme à quelque chose que l’on va voir.
Un tableau dans un musée, une sculpture dans une galerie, un spectacle au théâtre, un concert le soir…
Comme si l’art nous attendait quelque part, dans des lieux qui lui seraient réservés.
Et pourtant, l’art est partout.
Il est dans la couleur d’une façade, dans une affiche qui attire notre regard, dans une chanson qui accompagne notre trajet, dans une photographie qui nous arrête quelques secondes.
Il est dans un objet que l’on choisit parce qu’il est beau, dans un jardin imaginé avec soin, dans une table joliment dressée ou dans cette vieille chanson qui nous ramène instantanément à un souvenir.
L’art n’a, paraît-il, aucune utilité.
Si ce n’est celle de nous faire ressentir.
Et c’est précisément pour cela qu’il est essentiel.
Dans nos vies souvent rythmées par l’urgence, l’efficacité et les écrans, l’art nous oblige à ralentir.
À regarder. À écouter. À découvrir.
Il ouvre une petite fenêtre là où l’on ne voyait qu’un mur.
Il peut nous surprendre, nous déranger, nous émouvoir ou simplement nous faire sourire.
Il n’a pas besoin d’être compris pour être vécu.
Et surtout, il n’est pas réservé à ceux qui pensent « s’y connaître ».
L’art appartient à tout le monde.
Il crée aussi du lien.
Parce qu’une œuvre peut devenir un prétexte pour se parler, pour partager une émotion, un souvenir, un point de vue.
Elle peut faire entrer la culture dans un lieu où on ne l’attendait pas, et transformer un espace commun en espace de découverte.
C’est peut-être là que réside toute la force d’une initiative comme Omart – AiRT DE FAMILLE : faire sortir l’art de ses cadres habituels pour l’inscrire dans la vie, dans les lieux, dans les rencontres et dans le quotidien.
Une inauguration n’est alors pas seulement l’ouverture d’un lieu ou la présentation d’un projet.
C’est une invitation à regarder autrement ce qui nous entoure.
Et si, finalement, mettre un peu plus d’art dans nos vies, c’était simplement mettre un peu plus de vie dans nos vies ?